Divers Portraits

Tranches de vies.

Un peu de lecture pour ces moments de confinement. Une tranche de ma vie et de la vie de mon père. En français, puis en allemand pour ceux que ceux que cela intéresse. Deux vies. Le 27 novembre 2019, j’ai regardé à la télévision, sur Arte, le film « D’une vie à l’autre ». C’est l’histoire d’un enfant qui est né dans un lebensborn et qui a travaillé dans les services d’espionnage de la RDA. Le titre du film est en allemand « Zwei Leben » (deux vies). Le titre de ce film m’a remis en mémoire que notre mère disait que notre père avait eu deux vies. Je voudrais vous raconter la deuxième vie de mon père et vous raconter également ma recherche de mon demi-frère allemand. La deuxième vie de mon père. L’histoire de la deuxième vie de mon père commence avant la deuxième guerre mondiale. Mes parents étaient déjà mariés avant la guerre. Ma sœur aînée est née le 21 août 1939, quelques jours avant la déclaration de guerre le 3 septembre et elle a fait la connaissance de son père presque six ans plus tard, en mai 1945. Notre père a été fait prisonnier le 18 juin 1940 et est resté en captivité pendant cinq ans au stalag IV F à Brand-Erbisdorf, entre Dresde et Chemnitz. Il a travaillé dans une forge et il avait une amie. Avec cette amie, il a eu un enfant. Notre père a donc eu une deuxième vie, comme disait notre mère et à la fin de la guerre, il a dû choisir s’il rentrait en France ou s’il restait en Allemagne. Il est rentré en France, sinon je ne pourrais pas vous raconter cette histoire aujourd’hui, car je ne serais jamais né. Il a dit la vérité à notre mère, il lui a tout raconté et il a toujours dit que s’il n’avait pas été marié avant la guerre, il serait resté en Allemagne. Quand j’étais enfant, il m’a dit que j’avais un frère en Allemagne. Je n’ai posé aucune question. A cette époque, les enfants ne posaient pas de questions aux parents et plus tard, quand j’ai été adulte, il ne m’en a plus jamais reparlé et j’ai respecté son silence. C’est pour cette raison que je ne connais presque rien de mon demi-frère allemand, pas de nom, pas de prénom ni du fils ni de sa mère. J’ai quand même cherché ! La recherche de mon demi-frère, une véritable aventure. Je savais uniquement où cela s’était passé, à Brand-Erbisdorf, une petite ville de la RDA entre Dresde et Chemnitz, qui a aujourd’hui 9500 habitants. J’étais déjà allé à Brand-Erbisdorf en 1991. Je voulais, tout de suite après la chute du mur visiter Berlin et aussi voir où mon père avait vécu pendant sa captivité. Mon père est décédé en 1996 et ma mère en 2008 et c’est alors que j’ai commencé mes recherches, tout d’abord sur Internet et c’est là que j’ai découvert l’ANEG (Amicale franco-allemande des enfants de la guerre). J’ai pris contact avec les archives militaires françaises et j’ai obtenu des informations sur la captivité de mon père, mais naturellement rien sur sa relation amoureuse avec une allemande. C’est normal, de telles relations étaient secrètes car elles étaient absolument interdites et officiellement punies de mort. Dans la réalité, cela n’a pas été aussi strict. En 2010, je n’étais pas plus avancé. J’avais pris contact par Internet avec les médias de la région et j’étais en relation avec une rédactrice du journal, le Dresdner Morgenpost. Un jour, mon épouse me dit : « Tu parles allemand, la meilleure solution serait que tu ailles à Brand-Erbisdorf et que tu cherches sur place ». J’ai pensé que c’était une bonne idée. J’ai réservé une chambre dans un hôtel et je suis parti en voiture. Je suis resté une semaine à Brand-Erbisdorf. J’ai traîné dans la ville et j’ai parlé avec beaucoup de gens, particulièrement des personnes âgées. Mon idée était de trouver quelqu’un qui avait connu mon père, connaissait un bout de son histoire et pourrait me mettre sur une piste. Je n’ai trouvé personne qui avait connu mon père, mais une autre aventure m’attendait. Un jour, arrivèrent vers moi deux jeunes femmes, Angela et Suzann. Elles savaient que leur grand-père biologique était un prisonnier de guerre français, mais elles ne savaient rien de plus car c’était un secret de famille. Leur mère, l’enfant de la guerre était décédée avant sa propre mère et avec la grand-mère il était impossible de parler de cela. Après la mort de leur grand-mère elles trouvèrent un document écrit par leur grand-père biologique. Dans ce document, il avait écrit, entre autres : « En tant que prisonnier de guerre, j’ai travaillé à la boulangerie Schramm de 1941 à 1945 et j’ai toujours été bien traité ». Il voulait protéger le boulanger et sa famille car la région a été libérée fin mai 1945 par les russes. Le boulanger fut tout de même fusillé par les russes. Le prisonnier n’avait écrit ni son nom ni son prénom et sa signature était illisible mais il avait écrit son matricule de prisonnier, son numéro de soldat ainsi que « Recrutement de Nantes ». Ce n’était pas l’écriture de mon père ni ses numéros de prisonnier et de soldat. Nous avons cependant pensé pendant quelques minutes que j’étais leur oncle et qu’elles étaient mes nièces. Ensuite, nous sommes devenus de vrais amis et nous avons décidé que j’étais leur presque oncle et qu’elles étaient mes presque nièces. La journaliste a écrit un article pour son journal et nous nous sommes promis qu’elles chercheraient pour moi en Allemagne et que je chercherais pour elles en France. Avec le numéro de soldat de leur grand-père biologique j’ai obtenu auprès des archives militaires, son nom ainsi que sa date et son lieu de naissance. Ensuite, j’ai obtenu des services de l’état civil de Nantes son acte de naissance sur lequel figurait la date de son mariage ainsi que la date et le lieu de son décès. Je suis entré en relation avec la famille française et j’ai obtenu pour Angela et Suzann des photos de leur grand-père biologique. En ce qui concerne mon frère allemand, toujours rien de nouveau. J’avais pourtant une supposition concernant son prénom. Avant ma naissance, mes parents avaient décidé que je m’appellerais Yves. Quand je suis né, le 6 février 1948, mon père est allé immédiatement à la mairie et m’a prénommé Jacques, alors que ma mère détestait ce prénom. Bien des fois, nous lui avons demandé : « Pourquoi ce prénom ? » Nous n’avons jamais obtenu la moindre explication. Ma fille cadette qui est psychologue pense que son fils allemand s’appelle peut-être Jacques ou Jakob. Mais ce ne sont là que les suppositions d’une psychologue ! J’ai cependant cherché dans cette direction. En septembre 2012, au retour d’un séjour à Berlin avec l’ANEG, j’ai à nouveau passé quelques jours à Brand-Erbisdorf. Angela avait pris pour moi un rendez-vous avec la paroisse protestante et j’ai compulsé les registres paroissiaux et parcouru tous les actes de baptême de 1941 à 1946. J’espérais trouver un enfant d’une mère célibataire avec un prénom français, peut-être Jacques ou Jakob. Hélas ! je n’ai rien trouvé ! 2013 : Une nouvelle aventure au cours de laquelle j’aurais pu perdre la vie. En septembre, j’étais à nouveau à Berlin avec l’ANEG et je voulais, sur la route du retour, faire une petite halte à Brand-Erbisdorf pour saluer mes presque nièces et leur famille et parler d’un autre projet : Faire paraître un avis de recherche dans le bulletin municipal. Mais je n’étais pas en forme, j’étais enrhumé, j’avais mal à la gorge et je me sentais très fatigué. Je n’étais plus qu’à deux kilomètres de Brand-Erbisdorf et je pensais que je pourrais un peu m’y reposer. Que s’est-il passé exactement, je n’en sais rien. Je me suis subitement endormi au volant et j’ai embouti ma voiture dans un arbre sur le côté gauche de la route. Ma voiture était réduite à l’état d’épave et pourtant je n’ai été que très légèrement blessé, seulement une petite fracture de la malléole externe (l’extrémité du péroné). Un petit miracle ! Des examens médicaux ont montré par la suite que la cause était l’apnée du sommeil. Je dois donc dormir maintenant avec un appareil et un masque sur le visage. Fin septembre, l’avis de recherche est paru et deux enfants de la guerre se sont manifestés Eberhard et Dieter. En 2014, je suis à nouveau retourné à Brand-Erbisdorf pour rencontrer Eberhard et Dieter, mais cette fois mon épouse a voulu m’accompagner. Elle se souvenait de l’accident de l’année précédente et elle avait peur que j’entreprenne seul un si long voyage. Nous avons tout d’abord rendu visite à Eberhard et à son épouse Lisa. Nous avons passé une journée entière avec eux. C’était très agréable et très convivial, on voyait qu’ils étaient heureux de nous connaître bien qu’il n’y eût aucune possibilité qu’Eberhard fût mon frère car les dates ne correspondaient pas. Nous fûmes très bien reçus également chez Dieter, mais il était évident que notre histoire de frère n’intéressait pas son amie Monika. C’est peut-être pour cela qu’il n’a pas répondu lorsque j’ai parlé d’un test ADN. Nous avons encore passé une soirée très conviviale avec nos presque nièces et leur famille et nous sommes partis pour Rostock, nous avons passé quelques jours au bord de la mer Baltique, puis nous sommes rentrés à la maison. Depuis, j’ai cessé mes recherches. Mais peut-être qu’un jour… « Il faut croire en la chance et ne jamais désespérer » Le dernier mot reviendra à mon épouse. Elle m’a dit : « Tu as beaucoup recherché ton demi-frère allemand, tu ne l’as pas trouvé. C’est dommage, mais si tu ne l’avais pas recherché, tu l’aurais regretté toute ta vie ». Et je suis totalement d’accord avec elle. Zwei Leben. Am 27. November 2019 habe ich im Fernsehen auf Arte den Film „D’une vie à l’autre“ (Von einem Leben zu einem anderen) geschaut. Es ist die Geschichte eines Kindes, das in einem Lebensborn geboren wurde und in den Spionagediensten der DDR gearbeitet hat. Der Titel des Films lautet auf Deutsch “ Zwei Leben“. Dieser Titel hat mich daran erinnert, dass meine Mutter immer gesagt hat, dass unser Vater zwei Leben gehabt hat. Ich möchte Ihnen das zweite Leben meines Vaters erzählen und auch meine Suche nach meinem Deutschen Halbbruder. Es ist eine lange Geschichte ! Das Zweite Leben meines Vaters. Die Geschichte des zweiten Lebens meines Vaters fängt vor dem zweiten Weltkrieg an. Meine Eltern waren schon vor dem Krieg verheiratet. Meine ältere Schwester ist am 21. August 1939 geboren, einige Tage vor dem Anfang des Kriegs am 3. September und sie hat ihren Vater fast sechs Jahre später, im Mai 1945 kennen gelernt. Unser Vater wurde am 18. Juni 1940 gefangen und ist im Stalag IV F in Brand-Erbisdorf zwischen Dresden und Chemnitz fünf Jahre lang in Gefangenschaft geblieben. Er hat in einer Pressenschmiede gearbeitet und hatte eine Freundin. Mit dieser deutschen Freundin hat er ein Kind gehabt. Unser Vater hat also ein zweites Leben gehabt, wie unsere Mutter sagte, und am Ende des Kriegs musste er wählen, ob er nach Frankreich zurückkommt oder in Deutschland bleibt. Er kehrte nach Krankreich zurück, sonst könnte ich Ihnen diese Geschichte heute nicht erzählen denn ich wäre nie geboren. Er hat unserer Mutter die Wahrheit gesagt, alles erzählt und hat auch immer gesagt, wenn er vor dem Krieg nicht schon verheiratet gewesen wäre, wäre er in Deutschland geblieben. Als ich ein Kind war, hat er mir gesagt, dass ich einen Bruder in Deutschland habe. Ich habe keine Frage gestellt. Zu dieser Zeit wurden nicht die Eltern von den Kindern befragt und später als ich ein Erwachsener geworden war, hat er nie mehr davon gesprochen und ich habe sein Stilleschweigen geachtet. Aus diesem Grund kenne ich fast nichts von meinem deutschen Halbruder, keinen Namen, keinen Vornamen weder von dem Sohn, noch von seiner Mutter. Ich habe trotzdem gesucht ! Die Suche nach meinem deutschen Halbbruder, ein echtes Abenteuer. Ich wusste nur wo es geschehen ist, in Brand-Erbisdorf, einer kleinen Stadt in der ehemaligen DDR zwischen Dresden und Chemnitz, die heute 9500 Einwohner hat. 1991 war ich schon einmal in Brand-Erbisdorf mit meiner Ehefrau und mit meinen beiden Töchtern. Ich wollte sofort nach dem Fall der Mauer Berlin besichtigen und wollte auch sehen wo mein Vater während seiner Gefangenschaft gelebt hatte. 1996 starb mein Vater und 2008 meine Mutter und dann habe ich meine Suche angefangen, zuerst im Internet, und habe den ANEG (Deutsch-französischer Verein der Kriegskinder) gefunden. Ich habe mit den französischen Militärarchiven Kontakt aufgenommen und Informationen über die Gefangenschaft meines Vaters bekommen, aber natürlich nichts von seiner Liebesbeziehung mit einer deutschen Frau. Es ist normal, solche Beziehungen waren geheim weil sie absolut verboten waren und offiziell mit dem Tod bestraft. Aber eigentlich war es gar nicht so streng. 2010 war ich nicht weiter fortgeschritten. Ich hatte im Internet Kontakt mit den Medien der Gegend aufgenommen und war in Verbindung mit einer Redaktorin der Dresdner Morgenpost. Eines Tages sagte mir meine Ehefrau: „Du sprichst deutsch und ich denke die beste Lösung wäre, dass du nach Brand-Erbisdorf fährst und am Ort suchst“. Ich habe, gedacht es ist eine gute Idee, ich habe ein Zimmer in einem Hotel gebucht und bin mit meinem Wagen weggefahren. Ich bin eine ganze Woche in Brand-Erbisdof geblieben. Ich bin in der Stadt herumgelaufen und habe mit vielen Leuten gesprochen, besonders mit älteren Leuten. Meine Idee war jemanden zu treffen, der meinen Vater gekannt hatte, einen Teil seiner Geschichte kannte und mich auf eine Spur bringen könnte. Ich habe niemanden gefunden, der meinen Vater gekannt hatte, aber ein anderes Abenteuer wartete auf mich. Eines Tages kamen zwei junge Frauen zu mir Angela und Suzann. Sie wussten, dass ihr leiblicher Großvater ein französischer Kriegsgefangener war, aber mehr wussten sie nicht denn es war ein Familiengeheimnis. Ihre Mutter, das Kriegskind, war vor ihrer eigenen Mutter verstorben und mit der Großmutter war es unmöglich davon zu sprechen. Nach dem Tod ihrer Großmutter fanden sie ein von ihrem Leiblichen Großvater geschriebenes Papier. Im diesem Zettel schrieb er unter anderem: „Als Kriegsgefangener habe ich zwischen 1941 und 1945 in der Bäckerei Schramm gearbeitet und wurde gut behandelt“ Er wollte den Bäcker und seine Familie schützen denn die Gegend wurde Ende Mai 1945 von den Russen befreit. Der Bäcker wurde trotzdem von den Russen erschossen. Der gefangene hatte weder seinen Namen noch seinen Vornamen geschrieben und seine Unterschrift war unlesbar, aber er hatte seine Gefangenennummer und seine Soldaten Nummer und auch „Rekrutierung aus Nantes“ geschrieben. Es war nicht die Handschrift meines Vaters und nicht seine Gefangenen- und Soldaten Nummern. Wir haben trotzdem einige Minuten gedacht, ich bin ihr Onkel und sie sind meine Nichten. Nachher sind wir echte Freunde geworden und haben entschlossen ich bin ihr Fast-Onkel und sie sind meine Fast Nichten. Die Journalistin hat einen Artikel für ihre Zeitung geschrieben und wir haben versprochen, sie suchen für mich in Deutschland und ich suche für sie in Frankreich. Mit der Soldatennummer ihres leiblichen Großvaters habe ich bei den militärischen Archiven seinen Namen bekommen und wann und wo er geboren wurde. Dann habe ich bei dem Standesamt von Nantes seine Geburtsurkunde bekommen und das Datum seiner Hochzeit, das Datum und den Ort seines Todes erfahren. Ich bin in Verbindung mit der französischen Familie getreten und habe für Angela und Suzann Fotos des leiblichen Großvaters bekommen. Was meinen deutschen Bruder betrifft, immer noch nichts Neues. Ich hatte Trotzdem eine Annahme über seinen Vornamen. Vor meiner Geburt hatten meine Eltern beschlossen, ich werde Yves heißen. Als ich am 6. Februar 1948 geboren bin, ist mein Vater sofort zum Bürgermeisteramt gegangen und hat mir den Vornamen Jacques gegeben, obwohl meine Mutter diesen Vornamen hasste. Mehrere Male haben wir ihn gefragt:“ Warum diesen Vornamen“. Wir haben niemals eine Erklärung bekommen. Meine jüngere Tochter, die Psychologin ist, denkt sein deutscher Sohn heißt vielleicht Jacques oder Jakob. Es sind aber nur Annahmen einer Psychologin ! Ich habe trotzdem in diese Richtung gesucht. Im September 2012, auf der Rückreise nach einem Aufenthalt in Berlin mit dem ANEG, habe ich wieder einige Tage in Brand-Erbisdorf verbracht. Angela hatte für mich einen Termin bei der evangelischen Gemeinde gemacht und ich habe in den Kirchbüchern gesucht und alle Taufakten zwischen 1940 und 1946 durchgeschaut. Ich hoffte, ich finde ein Kind von einer unverheirateten Frau mit einem französischen Vornamen, vielleicht Jacques oder Jakob. Leider habe ich nichts gefunden ! 2013 : Ein neues Abenteuer wo ich das Leben hätte verlieren können. Im September war ich wieder in Berlin mit dem ANEG und wollte auf der Rückreise einen kurzen Aufenthalt in Brand-Erbisdorf machen, um meine Fast-Nichten und ihre Familie zu grüßen und von einem anderen Projekt zu sprechen : Eine Suchanfrage in dem Gemeindeblatt aufgeben. Aber ich fühlte mich nicht wohl, ich war erkältet, hatte Halsschmerzen und war sehr müde. Ich war nur noch 2 Kilometer von Brand-Erbisdorf entfernt und dachte ich würde mich dort etwas ausruhen können. Was geschah genau ? Ich weiß es nicht. Ich bin plötzlich am Steuer eingeschlafen und bin auf der linken Seite der Landstraße gegen einen Baum gefahren Mein Wagen war total kaputt, ich wurde aber leicht verwundet, nur eine kleine Fraktur des äußeren Knöchels (die Spitze des Wadenbeins) und einige Blutergusse. Das war ein kleines Wunder ! Medizinische Untersuchungen haben später gezeigt, es kam von einem Atemstillstand und ich muss jetzt mit einem Apparat und mit einer Maske auf dem Gesicht schlaffen. Ende September wurde meine Suchanfrage in dem Gemeindeblatt veröffentlicht und zwei Kriegskinder, Eberhard und Dieter, haben sich gemeldet. 2014 : fahre ich wieder nach Brand-Erbisdorf, um Eberhard und Dieter zu begegnen, aber diesmal will meine Ehefrau mich begleiten, denn sie erinnert sich an den Unfall des Vorjahres und hat jetzt Angst, wenn ich eine so lange Reise allein unternehme. Wir haben zuerst Eberhard und seine Ehefrau Lisa besucht. Wir haben einen ganzen Tag mit ihnen verbracht. Es wurde sehr angenehm und gemütlich, man sah sie waren froh uns kennen zu lernen obwohl, es keine Möglichkeit gab, Eberhard sei mein Bruder, denn die Daten passten nicht. Bei Dieter wurden wir auch sehr gut empfangen aber es war offensichtlich, dass seine Freundin Monika kein Interesse für unsere Brüdergeschichte hatte. Vielleicht aus diesem Grund hat Dieter nicht geantwortet, als ich von einem DNS Test gesprochen habe. Wir haben noch einen gemütlichen Abend mit unseren Fast-Nichten und mit ihrer Familie verbracht und wir sind nach Rostock gefahren, haben einige Tage an der Ostsee verbracht und wir sind nach Hause zurückgefahren. Seitdem habe ich nicht mehr gesucht. Aber vielleicht eines Tages… „Man muss an die Chance glauben und nie verzweifeln“. Das letzte Wort geht an meine Ehefrau. Sie hat mir gesagt : „Du hast nach deinem deutschen Halbbruder viel gesucht, du hast ihn nicht gefunden. Das ist schade aber wenn du nicht gesucht hättest, hättest du dein ganzes Leben bedauert“. Und ich bin mit ihr ganz einverstanden.
Jacques Humbert
08 avril 2020 0 secondes de lecture



    

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